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Avant d'en arriver là...

 

Olivier le Brasseur

Olivier le brasseur en mode "assisté"

Je faisais ça :

 

Olivier le Brasseur

Olivier le brasseur en mode "manuel"

 

et encore avant ?...

Des robots industriels, des automates programmables, des écrans, des claviers et peu de monde à qui parler...

Une première création d'entreprise réussie en 1988, le Prix de l'Innovation de l'Usine Nouvelle en 1992...Expert en développement logiciel robotique...

Finalement, je préfère encore laisser les journalistes vous expliquer, car c'est une longue histoire !!!

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Article de l'Impartial - 22 avril 2010

Une bière artisanale, locale et biologique

Gastronome Olivier Nizon, créateur de la bière la Chaumont'Oise, vient de voir son produit obtenir la certification bio. Un pas de plus dans son aventure, qui lui ouvre de nouvelles portes.

La vogue pour les produits issus de l'agriculture biologique ne se dément pas et se décline désormais sous de nombreux aspects de la gastronomie. A Chaumont-en-Vexin, Olivier Nizon a lancé la bien nommée "Chaumont'Oise", bière artisanale et certifiée bio. Ce dernier sésame, l'entrepreneur vient tout juste de l'obtenir, couronnement d'un travail minutieux et gage d'une reconversion professionnelle en voie de réussite.

article de l'impartial du 22 avril 2010
Article de l'Impartial.

Nouveau chemin

Brasseur, le Chaumontois ne l'est en effet pas depuis longtemps. Ayant fait carrière comme ingénieur en robotique dans l'industrie, domaine dans lequel il a ressenti avoir fait le tour, il a décidé de prendre un virage à 180°, en changeant complètement de voie et de métier. un revirement complet qui cependant ne doit rien au hasard, mais plus à l'accomplissement de désirs profonds.
"J'ai toujours cultivé mes légumes, et chez moi, je me suis fait mon propre potager bio. Dans la famille, avec notre production, nous avons des légumes pour subvenir aux besoins des trois-quarts de l'année" explique-t-il.
"Dans mon optique de reconversion, je me suis d'abord tourné vers la vente en ligne de produits bio. En m'informant, j'ai découvert que l'on pouvait s'initier à faire de la bière chez soi. De fil en aiguille, j'ai lié les deux idées, bière et bio, constatant au passage que le créneau était très peu occupé."

Artisanat

Bien sûr, ne s'improvise pas brasseur qui veut, d'un coup de baguette magique. Très sérieusement, Olivier suit des formations adéquates. Où il apprend tout l'art du maltage (transformation de l'orge en malt), fait de trempage, germination et autre technique de chauffage spécifique. Bricoleur, il conçoit et fabrique de ses propres mains tout le matériel nécessaire. Chez lui , il fait ses premiers essais. Mois après mois, il améliore son produit. "Petit à petit, les gens autour de moi ne me disaient plus qu'ils n'aimaient simplement par courtoisie amicale." Tout cela en utilisant exclusivement des "ingrédients" bio, pas forcément évident en France tous ne sont pas disponibles. Peu à peu, également, il apprend à donner un caractère particulier à sa bière, à lui donner son identité.

En septembre 2009, il commercialise ses premières Chaumont'Oise, dans une enseigne du centre chaumontois. La demande est là, et elle adhère. Entre-temps, il s'engage dans la voie de la certification bio - en soi une aventure - et crée son site internet. Cette victoire du bio lui donne une visibilité qui va affluer les demandes. Reste maintenant à pouvoir assumer (lire ci-contre). Une autre aventure démarre.

 

Prêt au décollage

Olivier Nizon à tout. Sa bière, une certification bio fort utile - en plus d'être la reconnaissance d'une méthode de travail -, une demande forte et croissante... Mais pas les moyens de production suffisants pour subvenir aux commandes. Dans cette optique, il projette depuis de longs mois de s'établir sur la zone d'activité de la communauté de communes Vexin-Thelle. La semaine dernière, il a obtenu le feu vert pour s'y installer . Il lui faut maintenant monter un plan de financement et d'actions afin de ne pas perdre trop de temps.

FABIEN MASSIN

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Article d'Agrosphères - Avril 2009

Brune, blonde ou ambrée, les bières de Picardie ont du caractère

article d'agrosphères
article d'Agrosphères.

Deux nouvelles bières artisanales viennent de naître en Picardie : la Chaumont'Oise et la El'Belle.
La première est blonde, la seconde est bio. Ce qui les réunit c'est la passion de leurs créateurs, Benoit Van Belle et Olivier Nizon qui se sont lancé dans la création de bières artisanales picardes. Pour ces deux entrepreneurs, rien ne les prédisposait à devenir brasseur, c'est leur passion qui les a encouragés à entreprendre.

El Belle, une bière belge aux saveurs picardes. Une fois son diplôme d'ingénieur paysagiste en poche, Benoit Van Belle rêve de s'installer comme agriculteur sur l'exploitation familiale de Villers-Tournelle dans la Somme. Seulement, travailler à deux sur l'exploitation n'est pas viable pour ses parents et lui-même. C'est pourquoi, il se met à la recherche une activité complémentaire qui puisse se combiner avec l'exploitation agricole. Passionné de bonne table, Benoit Van Belle souhaite alors faire revivre le corps de ferme en développant une activité liée à la gastronomie. Au fil des rencontres, notamment avec la ferme Beck à Bailleul dans le nord, l'idée de créer une bière fait son chemin. Après avoir étudié l'art de la brasserie, il acquiert du matériel de brasseur amateur avec lequel il expérimente des recettes. Le jeune brasseur souhaite créer une bière blonde, douce, maltée, teintée d'une note épicée.

A force de mélanges et de persévérance, il invente la bière El'Belle. Benoît la baptise ainsi en souvenir de ses origines belges et de ses racines picardes. Benoît Van Belle a tenu à préserver un procédé de fabrication traditionnelle belge: la bière est brassée par infusion selon une fermentation lente. Aujourd'hui, il travaille avec un prestataire brasseur belge, mais à terme, il souhaite produire lui-même la bière El'Belle avec l'orge brassicole cultivée par son père. En février 2009, la bière El'Belle a reçu un Fourquet d'Argent au salon du brasseur de Saint-Nicolas-de-Port (54). Pour le printemps 2009, Benoit Van Belle prépare une nouvelle recette... Une belle brune dont les secrets de fabrication sont bien gardés.

La Chaumont'Oise, une bière bio brassée à Chaumont. Pour Olivier Nizon, ingénieur en robotique, l'aventure de la brasserie commence sur internet. En surfant sur la toile, il découvre que l'on peut faire de la bière artisanale dans sa cuisine. Curieux, il décide d'acheter un kit de brasserie amateur. Content du résultat, il continue de se documenter et d'aller plus loin. Déjà intéressé par l'agriculture biologique, il se rend compte qu'il n'existe que cinq bières biologiques en France. Le procédé de fabrication de la bière bio, et notamment le maltage est très technique et confidentiel, cela nécessite beaucoup de savoir-faire qu'Olivier Nizon acquiert au fil des rencontres, de partages d'expériences et de stages.
"Suite à une prise de contact avec l'association biologique de Picardie, j'ai fait la connaissance d'un agriculteur à côté de Chaumont qui produit de l'orge brassicole biologique. Malgré les premiers essais de maltage non concluants, je me suis accrocher et après de multiples essais, j'ai pu créer la recette de la Chaumont'Oise. Aujourd'hui, trois bières sont brassées une fois par mois dans une cave aménagée en brasserie malterie : une blonde, une ambrée et une brune",explique-t-il.
L'objectif d'Olivier Nizon est de maitriser toute la production de sa bière. C'est pourquoi, il compte dans les semaines à venir planter sa houblonnière dans l'Oise et construire un bâtiment qui hébergera sa brasserie-malterie et qui sera équipé d'une centrale solaire photovoltaïque.

FANNY DESROUSSEAUX

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Article de l'Impartial - 09 août 2007

Trinquons à la Chaumont'Oise

La Chaumont'Oise est née en octobre dernier dans la rue Pierre Budin. Olivier Nizon en reconnaît la paternité. Feuilleton de naissance... La naissance de cette belle blonde voire ambrée qui possède déjà son caractère était très attendue par l'auteur de ses jours qui n'a pas ménagé ses efforts pour assister à la concrétisation de son projet. A l'origine Olivier Nizon voguait depuis 26 ans dans les sphères de la robotique avec succès. Un licenciement le fait réfléchir sur la tournure qu'il souhaite donner à sa vie professionnelle. Olivier Nizon collabore à la construction d'un site Internet dédié à la vente de produits biologiques disponibles sur la toile. Des produits bio à la création d'un brasserie dans son garage il n'y a qu'un pas (de géant certes) que la Chaumont'Oise a franchi. Le hasard veut qu'il visite un site Internet sur le brassage artisanal.
Quelques renseignements, investissements et une formation de 15 jours, à l'institut français de la brasserie et de la malterie à Vandœuvre (54), plus tard, Olivier Nizon devient brasseur. L'orge biologique est achetée chez un agriculteur certifié bio de Villotran, commune Isarienne située à 15km de Chaumont-en-Vexin.

article de l'Impartial
Article de l'Impartial.

L'eau utilisée est minérale en attendant que la station de traitement de l'eau soit effective. Olivier Nizon confectionne lui-même le malt réalisé à base de grains d'orge transformés après un passage au four de 50 à 200°, selon l'effet attendu. Ensuite tout est une question de dosage. Une cinquantaine de paramètre doivent être pris en compte. Les céréales sont mélangés, Du blé et de l'épeautre peuvent être ajoutés. Olivier Nizon se dit satisfait du résultat: "je rêvais d'être au niveau de la bière du Vexin qui est médaillée chaque année. C'était mon modèle de qualité. J'ai visité l'installation impressionnante de Denis Sargeret à Théméricourt. Aujourd'hui j'ai plusieurs bonnes recettes dont je suis fier. Après avoir goûté la bière artisanale, il est impossible de revenir à la 1664 ou à la Pelforth!"

Amateurs de bière, chauvins de Chaumont-en-Vexin, la dégustation est possible en contactant Olivier Nizon au 03 44 49 20 17 ou en tapant LaChaumontoise@free.fr. Quelques bouteilles sont également vendues en centre-ville, au magasin Marché Plus, rue de la république.

 

Voir plus grand

Olivier Nizon ne peut produire plus de 150 litres par mois actuellement faute de place. Le brasseur aimerait trouver un local de 50 à 100 m2 à Chaumont-en Vexin ou proche pour installer les cuves inox qu'il possède d'ores et déjà. Dès lors, le chaumontois envisage de produire 1500 litres de bière par mois. Il pourra demander la certification AB aux organismes de contrôle des produits biologiques. Un magasin permettra de proposer des visites commentées pédagogiques et des dégustations. En plus de la vente de bière, Olivier Nizon distribuera des produits Brouwland destinés à la fabrication du cidre et à la vinification. "Le produit est bon mais il reste beaucoup à faire. Il me faut trouver un local et des distributeurs. J'ai l'avantage de proposer la bouteille de bière biologique de 75 cl à 4 € contre 5,80 € prix habituellement constaté. Si tout se passe comme prévu je pourrais peut-être employer 2 à 3 personnes d'ici quelque temps", promet Olivier Nizon. La bière d'utilité public en quelque sorte !

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Article de presse locale - 11 octobre 2007

La bière artisanale bio Chaumont'Oise

article du
article de presse.

Olivier Nizon a connu sa crise de la quarantaine. Cet ingénieur en robotique, spécialisé dans le développement de logiciels en robotique, en a eu marre "de dialoguer avec ses ordinateurs". Après 26 années consacrées à son métier, après avoir été à la tête d'une entreprise qui a employé jusqu'à 12 salariés, après avoir créé des logiciels de robotique pour les grands constructeurs automobiles français. Olivier Nizon a décidé de jeter l'éponge. Et de fabriquer désormais de la bière artisanale bio : la Chaumont'Oise. Une bière très "goûtue" qui ne peut être comparée aux bières industrielles que l'on connaît, et qui, contrairement à ces bières industrielles, se bonifie même avec le temps, Comme le bon vin.
"J'ai abandonné mon travail dans la robotique fin 2005" explique le nouveau producteur de bière. "j'ai découvert, par hasard, que l'on pouvait faire sa bière, Je faisais la promotion d'un site internet de vente de produits bio. Il y avait encore des ordinateurs, alors j'ai vite arrêté. Mais ce site vend des kits permettant de fabriquer sa bière, Olivier Nizon a peut-être trouvé sa voie." J'ai commencé comme çà, avec un kit permettant de fabriquer jusqu'à 20 litres. Il faut beaucoup de temps pour trouver les bons réglages, les bons dosages.

C'est d'une complexité chimique incroyable. Je faisais goûter à mes amis et , au début de l'année 2007, j'ai commencé à commercialiser mon produit. Il ya un marché car il n'y a pas 10 les fabricants de bière bio en france."

 

Olivier Nizon fabrique son propre malt bio

Le terme bio signifie que l'on utilise des matières premières issues de l'agriculture biologique. "Le problème, c'est qu'il n'y a pas de malts bio en France. Il y en a en Belgique mais le transport coûte cher. Le malt est fait à partir de l'orge et, heureux hasard, les plus gros producteurs d'orge bio se trouvent en Picardie. J'en ai trouvé un à Villotran." A partir de cette orge, Olivier Nizon produit plusieurs malts en faisant varier la température de séchage des grains, selon que ces malts seront utilisés pour faire de la bière blonde ou de la bière ambrée. "Je travaille aussi à mettre au point une recette pour une brune" souligne Olivier Nizon. "Je vend mes bières en bouteilles de 25 et 75 centilitres et, désormais, je fais de fûts de 5 litres que je fournis avec le détendeur."

Par souci de développement durable, et aussi par souci d'économie, Olivier Nizon fait de la récupération de bouteilles. "Les bouteilles vides coûtent très cher car les chinois achètent tout. les gens commence à la savoir et ils m'en ramène."

Le fabricant de bière artisanale a installé sa petite entreprise LaChaumontoise dans le garage qu'il a aménagé chez lui, à Chaumont-en-Vexin. "je dois me contenter de 200 litres par mois mais j'ai une cuve qui me permettrait d'en faire dix fois plus. J'en commercialise un peu au Marché Plus à Chaumont-en-Vexin, le reste, je le vends chez moi. Je cherche un local plus grand qui pourrait accueillir mon activité. 200m2, ce serait bien, d'autant que je fais aussi de la distribution de matériels (brûleurs, vinificateurs, broyeurs à pomme, etc.) et qu'il me faut de la place pour entreposer ves matériels. Je voudrais que cet endroit soit aussi un lieu d'accueil et de vente le week-end." Car Olivier Nizon a abandonné ses ordinateurs, c'est aussi pour partager sa nouvelle passion avec les gens. Olivier Nizon prend visiblement plaisir à montrer ses installations et à livrer quelques secrets qui lui font le succès de ses fermentations. tout en dégustant une bonne bière avec ses visiteurs. Santé.

O. L. P.

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Article de La Gazette - 28 novembre 2007

Un projet de brasserie bio à Chaumont-en-Vexin

Olivier Nizon a crée sa bière artisanale bio. L'ancien ingénieur en robotique veut désormais devenir le producteur.
Après vingt-six années consacrées à la robotique au cours desquelles il a créé des logiciels pour de grads constructeurs automobiles français à la tête d'une entreprise qui a employé jusqu'à douzaine de salariés, Olivier Nizon se reconvertit dans la fabrication d'une bière artisanale bio baptisée La Chaumont'Oise. Une bière différentes des bières industrielle, une bière de garde et de dégustation, très "goûtue", à base de malt certifié agriculture biologique, qui se bonifie avec le temps comme le bon vin.

Orge bio picarde
Le Chaumontois vise plutôt "une clientèle privilégiée et une distribution très locale destinée à un public restreint et de qualité." Il ne veut pas diffuser son produit à grande échelle. "En fait ma société existe d'un point de vue juridique, explique-t-il, mais n'a pour l'instant pas d'activité économique réelle. Je suis à la recherche d'un local de 200m2.

article du
Article du Picardie - La Gazette

"J'ai transformé mon garage en pico malterie-brasserie, ce qui me permet de fabriquer un malt exclusivement bio et de brasser 10 à 150 litres de bière par mois au maximum. C'est évidemment beaucoup trop peu. J'ai acheté des cuves de 850 litres pour l'instant stockées dans mon jardin que je suis en train de modifier." Olivier Nizon a abandonné son activité dans la robotique fin 2005. C'est un peu par hasard qu'il a découvert qu'il pouvait faire de la bière en concevant un site de vente de produits bio. Son client vendait des kits permettant d'en fabriquer. Olivier Nizon a essayé. "J'ai commencé avec un kit permettant de fabriquer jusqu'à 20 litres. J'ai mis un certain temps à trouver les bons dosages . Je faisais goûter mes productions à mes amis", explique-t-il. début 2007, il a démarré la commercialisation de son produit sur les marchés fermiers. "Les quelques bouteilles vendues ont servi à tester un marché qui s'avère porteur. Il n'y a pas 10 producteurs de bière bio en France, précise-t-il, la difficulté, c'est qu'il n'y a pas de malts bio en France. Il y en a en Belgique, mais le transport coûte cher." Le malt étant fabriqué à partir de l'orge, Olivier Nizon a cherché parmi les producteurs d'orge bio picards et a trouvé un à Villotran. C'est à partir de cette orge qu'il produit aujourd'hui plusieurs malts en faisant varier la température de séchage des grains, selon que ces malts seront utilisés pour faire de la bière blonde ou de la bière ambrée. "j'en produit 120 litres et je pourrait en faire 10 fois plus. J'e la commercialise au Marché Plus à Chaumont-en-Vexin et à mon domicile", ajoute-t-il en bouteilles de 25 et 75 centilitres et, désormais, je fais de fûts de 5 litres que je fournis avec le détendeur.

DANIEL VERNET

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Article du Parisien - 02 décembre 2007

Il fabrique sa bière bio

article du Parisien
article du Parisien.

A l'époque de la prohibition. Olivier Nizon aurait fait fortune. avec ses montagnes de bouteilles vides, ses sacs d'orge et ses cuves en pagaille, le garage de ce chaumontois de 47 ans ressemble à s'y méprendre aux installations des anciens bouilleurs de crus. Sauf qu'ici c'est la bière qu'on produit et non de l'eau-de-vie. et de la bière bio, s'il vous plaît !

L'aventure commence il y a un peu plus d'un an. A l'époque, sans le savoir, Olivier Nizon vit ses dernières heures en tant qu'ingénieur en robotique. Bientôt, il sera brasseur. Mais comment passe-t-on des microprocesseurs à la fabrication de bières artisanales ?

"Un peu par hasard, répond l'intéressé. En surfant sur internet, j'ai découvert que l'on pouvait faire de la bière dans sa cuisine avec très peu de moyens. J'ai donc commandé un kit en Belgique et j'ai expérimenté." Les premiers pas sont délicats et le breuvage pas toujours à la hauteur des attentes, "C'est d'une complexité incroyable, "explique Olivier Nizon Avant de trouver les bons dosages, il faut beaucoup tenter."

 

Une production restreinte à 250l par mois

Très vite, le brasseur amateur se professionnalise. "Je me suis dit qu'il y avait un créneau à prendre. Dans la région, plusieurs producteurs font des produits de qualité, mais il n'y avait pas encore de bière bio." Seulement voilà, pour brasser une bière bio, il faut du malt bio. Et donc de l'orge bio. "trouver du malt, ce n'est déjà pas facile, mais du malt bio, c'est carrément mission impossible. Il y avait possibilité d'en importer de Belgique, mais le transport était hors de prix", se rappelle Olivier Nizon. Mais le hasard fait parfois bien les choses. et c'est à 10 kms de Chaumont-en-Vexin, dans le village de Villotran, que notre brasseur trouve finalement son bonheur.

Depuis, Olivier Nizon se perfectionne. Torréfaction, fermentation, mise en bouteille, le brassage n'a plus de secret pour lui. Sous le nom de Chaumont'Oise, blondes, ambrées et brunes quittent les lieux dans des bouteilles de 25cl, 75 cl ou en fûts de 5 l. Restreint à une production de 250 l par mois, Olivier Nizon espère développer son activité. "Je cherche désespérément un local. Et, à terme, je pourrai multiplier ma production par dix et alors peut-être en vivre..." En attendant, vous pouvez retrouver le brasseur de Chaumont sur les marchés du Vexin.

DAVID LIVOIS

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